sept
6
2010

Est-ce bientôt la fin des sites internet ?

Drôle de question me direz-vous… Et pourtant, savez-vous que plus de 80% des utilisateurs de Twitter y accèdent par une application et n’ont donc jamais visité le site du célèbre service de micro-blogging ?

Et n’allez pas croire qu’il s’agisse d’un cas unique : l’application eBay est de loin le meilleur moyen de vendre vos objets favoris, ou plutôt ceux dont vous souhaitez vous débarrasser à qui vous réservez une seconde vie. Et que dire de l’arrivée de l’iPad ou du nombre impressionnant d’applications pour l’iphone…

Une des tendances lourdes des services en ligne, c’est qu’ils s’affranchissent du mode de consultation star (un ordinateur, muni de votre navigateur préféré), au profit d’une application mobile ou d’un widget.

Avec nos modes de vie nomades, les interfaces se sont minimisées, pour tenir sur un écran de mobile. Est-ce un mal ? Pas si sûr, car finalement, le service rendu est le même : un horaire de séance de ciné, un Vélib’ dans le quartier, une réservation pour le prochain train pour Mâcon, une géolocalisation (fini le fameux « t’es où ? ah j’te vois ! »)… Notre vie est finalement assez simple et nos besoins tiennent dans le creux de notre main, sont hébergés dans le cloud et c’est presque mieux puisque çà marche, sans que nous ne nous en soucions.

Des services comme Gmail, Google Docs ou Flickr simplifient grandement notre vie numérique, sans débourser un cent. What else ?

Auparavant, la consultation d’une information on line passait par un ordinateur connecté, muni d’un navigateur (le plus « compatible possible », adieu IE6 – ouf! -). Aujourd’hui, le temps réel, la réalité augmentée ou les push mails sont des concepts qui s’inscrivent dans une réalité où nous sommes en permanence connectés, où que nous soyons. L’ère du browsing est révolue.

Tiens par exemple, êtes-vous déjà allés sur le site de Shazam ? Non, et pourtant, son appli iphone fait un malheur (plus de 1,5 million de téléchargement dans les 3 mois qui ont suivi sa sortie). Shazam est né avec le mobile, tout comme un nombre incalculable de services « nomades ».

La tendance est à la contraction : temps réel, interfaces simplissimes, messages brefs. Ma bonne dame, tout fout l’camp ! :)

3 commentaires + Ajoutez le votre

  • C’est dommage de publier un article comme celui-ci juste après un post dans le blog de twitter comme celui-ci :
    http://blog.twitter.com/2010/09/evolving-ecosystem.html

    :/

  • Bien vu ;) Je précise donc ma pensée : Moi aussi, j’utilise twitter en me connectant sur twitter.com. Mais en fait, je ne « visualise » pas la page d’accueil du site de twitter, car quand j’atterris, je suis identifié … donc j’utilise le service de twitter comme un service de micro-blogging avec une liste de tweets, comme je le fais sur mon mobile (le post que tu mentionnes confirme mon cas de « multi-applications »), mais en revanche je ne lis pas le contenu présenté sur sa HP.

    Idem pour Viadeo et Cie…

    Ce que je voulais donc dire, c’est que nous ne retenons que le service et pas l’habillage. Ainsi, avec l’évolution des interfaces – et l’annonce aujourd’hui du très attendu Samsung Galaxy, nous consulterons de moins en moins les services via un navigateur sur un ordi connecté, mais sur un mobile, une tablette, que sais-je … ?

  • Histoire d’en remettre une couche : The web is dead sur Wired et l’article de F. Pisani sur son blog au Monde.

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