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2009
Journalisme, publicité, e-stratégie : 11 raisons pour lesquelles le web a changé l’économie des médias
Voici le résumé d’un article très juste sur le nouveau paradigme des médias et la nouvelle donne de l’information sous son aspect économique.
Cet article, écrit par Paul Bradshaw, nous révèle 11 points qui ont modifié la relation des usagers à l’information.
Atomisation de l’actualité de consommation
Les informations sont accessibles de manière unitaire et traitées de manière générique. Ainsi, vous pouvez désormais « acheter » un papier sur un résumé de match. On note ainsi une tendance à « picorer » l’information alors qu’avant elle était consommée de manière régulière.
Valorisation des utilisateurs
Sur les grands médias, vous achetez un emplacement… mais vous n’en connaissez pas la performance : absence pendant les publicités télévisuelles, publicité papier vues plusieurs fois ou tout simplement non lues par le lecteur qui n’est intéressé que par la page xxx, la liste est longue. Sur Internet, tout est tracé : page vue, lien cliqué, achat réalisé, tout se sait et se trace. 2 conséquences fondamentales :
- la fin du CPM (coût pour mille), remplacé par le CPC (coût au clic)
- et surtout : la connaissance des goûts de l’internaute et donc la capacité à toujours mieux cibler
Mutualisation vs business models
Aujourd’hui, le New York Times est l’un des derniers journaux à avoir conservé un accès payant. Hélas, cela entraîne une chute importante de votre lectorat, donc de vos recettes publicitaires … donc de votre modèle économique. CQFD
Réduction des coûts de production et d’actualités
Vous le savez déjà : produire une information et la diffuser à des millions d’internautes ne coûte plus rien. Quelques centaines d’euros d’abonnement et un outil de publication robuste associé à une politique de sécurité efficace. non seulement, le marché des outils s’est effondré, mais surtout, il distance les anciens systèmes d’information, dont les coûts de fonctionnement sont toujours exorbitants.
Fin de la pénurie de temps et d’espace
Dans le journalisme comme dans d’autres secteurs, nous sommes aujourd’hui dans la gestion de l’abondance et de la sur-information.
Dévaluation de certains types de journalisme
Face aux forums d’utilisateurs mis en place sur les principaux sites de vente de biens culturels, le journalisme a du mal à s’imposer. L’avis de nos pairs compte souvent beaucoup plus.
Fin des monopoles
L’espace publicitaire n’est plus un bien rare : les médias se sont multipliés et avec eux, les « réseaux de distribution » de l’information. Fini les sociétés qui distribuaient massivement l’information : avec un téléphone mobile et un blog, vous êtes tout aussi efficace qu’un organe de presse national (voire international)
Suppression des intermédiaires
Aujourd’hui, un détaillant peut s’adresser directement à un client, une marque s’adresse à ses clients sur un blog d’information, démystifiant la valeur du journaliste. De plus, l’interactivité rajoute une dimension de proximité et d’expérience entre une marque et ses consommateurs.
Création de nouveaux monopoles
Les carrefours de l’information sont des incontournables (Google), au même titres que les logiciels (itunes) ou les distributeurs (Amazon) et les médias sociaux (facebook). aujourd’hui, pour être connu et reconnu, il faut construire sa politique autour de ces moyens de communication et d ‘information
Digitalisation et convergence
L’ère du binaire a enfanté des supports multimédias – textes, audio, video, interactifs – et multi-usages.
Aujourd’hui, les bons usages sont dans le partage et l’instantanéité.
- Diffuser en streaming depuis un téléphone portable
- distribuer des images en creative commons
- ou produire une information pour un usage en mash up (retravaillé par l’utilisateur final)
Votre information prend de la valeur au fur et à mesure de sa diffusion par vos relais.
Montée de l’industrie des RP
Souvent négligés, les Relations Presse prennent une place toujours plus importante dans le milieu de l’information, voire cannibalisent la profession de journaliste.
Le recul de l’industrie journalistique a fait fuir de nombreux journaliste vers le métier de Relations Presse et « appauvri » la profession. Aujourd’hui, ce métier ets plus prisé par les jeunes étudiants que celui de journaliste.
Une nouvelle monnaie
La notion de capital social se heurte à la valeur des marques comme critère de jugement des internautes. Aujourd’hui, les bloggeurs ont des fans et leur avis est écouté, au même titre que celui d’un journaliste du Monde… Plus largement, toute personne ou organisation qui favorise la diffusion d’information bénéficie d’un capital social élevé.
L’article complet (en anglais) sur le Online Journalism Blog.
























