Le web, qu’est-ce que c’est ?

Qu'est-ce que le web ?

Le web, qu’est-ce que c’est ?

Le web est un système hypertexte accessible à tous, permettant aux utilisateur d’accéder à des pages web. Son nom est issu de la simplification du World Wide Web, ou « www » (toile d’araignée mondiale). Souvent confondu avec le net, le web n’est qu’un des nombreux outils qui fonctionnent sur internet comme le courrier électronique (ou email), la messagerie instantanée et le partage de fichiers.

Son invention trouve ses racines dans le développement d’internet, un travail laborieux de plusieurs décennies initié par le Pentagone dans les années 1960 dans le cadre d’un projet appelé ARPAnet (Advanced Research Projects Agency network, ou en français Agence de projets en recherches avancées des réseaux). Si internet est à la base un projet militaire de défense américain, le web qui en est né, lui avait une nature bien différente. Créé au début des années 1990, sous la direction de Tim Berners-Lee, c’est un projet à vocation civile.

Navigateur World Wide Web
World Wide Web, le premier navigateur de l’histoire, développé par Tim Berners-Lee

Mais près de 30 ans plus tard, que désigne réellement le web, et que comprend-t-il ? Décryptage.

Une approche simplifiée d’un outil complexe

On utilise souvent l’expression surfer sur le web. Il s’agit en réalité d’une image erronée de ce à quoi ressemble réellement le web. En effet, cette vision de surfer, d’une vague à l’autre, donne l’impression d’une entité scindée en plusieurs parties indépendantes. En réalité, ce qui fait toute la force et la fonctionnalité du web, c’est la présence d’hyperliens (plus couramment nommés « liens ») qui rend possible ce passage d’une page vers une autre. Ces liens agissent ainsi comme un point d’ancrage entre deux pages. Plus encore, chaque page web contient plusieurs liens, et donc plusieurs points d’ancrage. Ainsi, en partant d’une page web, l’internaute a accès à une multitude d’autres pages qui elles-mêmes débouchent sur d’autres, etc. L’image la plus proche de la réalité est donc celle d’un réseau extrêmement complexe, faisant partie d’un tout, à l’image d’une immense toile d’araignée, d’où ce nom aujourd’hui bien connu (web signifiant toile, en anglais).

Le web et son langage universel

Que vous soyez installé en France, aux Etats-Unis, en Inde ou n’importe où sur la planète, en naviguant sur le web, vous utiliserez des pages codées en HTML.

Le HTML (pour HyperText Markup Language, ou Langage Signalétique Hypertexte) est un format de données qui permet de représenter et structurer une page web grâce à un système de balises. Structuré sémantiquement et logiquement, le HTML permet de mettre en forme le contenu des pages web.

Extrait de code HTML
Extrait de code HTML issu de la page Wikipédia de Tim Berners-Lee

Mais si une page web peut fonctionner entièrement grâce au code HTML, d’autres ressources lui sont fournies pour améliorer la qualité des contenus, ajouter de nouvelles fonctionnalités, alléger le poids numérique des pages, etc. On parle ainsi du Javascript et du CSS. Le Javascript permettra d’accroitre les capacités interactives d’une page web (faire apparaître et disparaître des sous-menus au survol de la souris ou au clic, par exemple) quand le CSS va servir à améliorer l’apparence de la page (couleur du texte, image de fond, mise en page, etc.) et à harmoniser les styles sur l’ensemble des pages d’un même site. Ainsi, HTML, Javascript et CSS agissent en synergie.

Mais alors, comment fonctionne le web ?

Si le concept du web reste accessible à tous, il convient cependant de s’interroger sur ce qui rend possible son fonctionnement. Le réseau en lui-même est non seulement présent auprès de l’utilisateur, mais également auprès de la banque de données qui conserve, ou héberge, le site. Cette banque de données est aussi appelée un serveur. Pour accéder à une page web, donc aux données d’un serveur, l’utilisateur transmet une demande en tapant l’adresse d’un site dans la barre de son navigateur web. Cette recherche parvient à un premier serveur qui va la traduire en un ensemble de caractères qui correspondent à l’identification numérique du site, ce qu’on appelle son adresse IP (Internet Protocol) dans la base de données qu’on appelle un serveur DNS. Ensuite intervient un routeur qui va utiliser l’adresse IP obtenue pour indiquer sur quel serveur se trouve l’ensemble des données qui composent la page du site. Cette opération terminée, les données recueillies sont transmises depuis le serveur à l’ordinateur de l’utilisateur. L’ensemble de ces multiples opérations est effectué en quelques millisecondes seulement.

Premier serveur web
Le premier serveur web utilisé par Tim Berners-Lee
Crédit : Coolcaesar, du Wikipédia anglophone

Ce qui fait la force du web, c’est non seulement sa vitesse d’exécution, mais également le potentiel d’adaptabilité de l’accès à l’information demandée. En effet, si le chemin initial décrit ici est rompu d’une manière ou d’une autre, l’information passera tout simplement par un autre chemin. Cela est tout simplement dû à l’architecture du web, dont la création provenait du besoin de créer un système grâce auquel les communications ne seraient pas coupées si une voie de communication était coupée.

Et le cloud dans tout ça ?

Si l’accès au contenu du web est rendu possible depuis ses début par ce système de chemin logique, un nouveau mot apparaît depuis quelques années, en lien direct avec l’informatique et le web : le cloud computing ou informatique en nuage. Il s’agit ainsi de profiter de ce réseau qu’est le web pour faire fonctionner des logiciels et programmes particulièrement complexes sans avoir à les installer directement sur l’ordinateur de l’utilisateur. Ainsi, plus encore qu’une simple mise en réseau, il s’agit désormais d’une mise en réseau de puissance de calcul et de fonctionnalités qui permettent à l’utilisateur de tirer parti de la force d’action des super-ordinateurs que sont les serveurs web. L’informatique en nuage devient ainsi un atout inestimable qui permet à tout utilisateur d’accéder à un ensemble de fonctionnalités et de données simultanément depuis n’importe quel endroit, depuis n’importe quel terminal (ordinateur, tablette, smartphone) et à n’importe quel moment. Seule ombre au tableau : la sécurité des données enregistrées. Ce facteur inquiète encore beaucoup de monde. Mais l’on peut tout de même rester confiant sur la question et voir où les cerveaux qui pensent le web vont nous mener !

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